23 décembre 2007
Il ne reste de toi........

Il ne reste que les ombres sous un drap qu'on soulève
La chaleur d'un corps qu'on ne sentira plus
Il ne reste que l'amour vain irradiant de mon coeur
Dans une attente fertile de notre amour perdu
Il ne reste que les odeurs que je ne retrouve pas
Que je cherche dans les arômes flottants de mes souvenirs
Il ne reste que mes sens qui voguent avec le vent
Se croisent, s'emmèlent, se perdent sur les fils de ma vie
Il ne reste que mes souvenirs tapis dans les parois de mon cerveau
Comment vouloir oublier et se souvenir à la fois ?
Au détour d'un sourire, je me demande souvent ce que je fais là
Pas à pas sur l'herbe fraîche, ton âme dérivant au dessus de moi
Maintenant que je suis seule et que je dérive sur les scènes de la vie
Il ne reste que les volutes fluides de mes souvenirs enfouis
Une douleur qui me brûle et me nourrit de gouttes d'amertume
Il ne reste que les larmes pour nourrir mes instants présents
Il ne reste que des odeurs sur des vêtements jadis habités
Qui s'enfuient avec le temps comme une honte d'être non lavés
Il ne reste que le miel acide d'un non sens
Il ne reste de toi que ton visage
qui se reflète dans mes rêves tourmentés
Poème dédié à mon mari décédé en décembre 2002
15 octobre 2007
Personne à l'horizon

Quelque chose quelqu’un quelque part
Est là pour qu’on ne meure pas
Vive lumière intermittente d’un phare
Des flashes d’ondes colorées
sur l’océan de nos vies
Tant de reflets scintillants
Quelque chose quelqu’un quelque part
Est là pour qu’on ne pleure pas
D’ignorances enfouies qui se déparent
Des flots, des marécages de nos tares
Surtout
Ne pas étouffer dans nos mers de rage
Quelque chose quelqu’un quelque part
Est là
Tapi dans l’ombre de nos sens
Un maître, qui dans ses airs de guitare
Ses arcs en ciel, ses tessitures bizarres
Inonde nos âmes de ses musiques rares
Quelque chose quelqu’un quelque part
Devant nos yeux étonnés grand ouverts
Découvrant les beautés insoupçonnées du Monde
Nourriture de tant de beautés, d’instants hagards
dans un soulèvement de rêve
dans une haleine rare
Quelque chose quelqu’un quelque part…..
Mais ma douleur traverse le temps
J’ai laissé pleurer des printemps des étés
Des automnes des hivers
…..Personne à l’horizon
18 septembre 2007
Tant de choses......

Tant de choses à s'dire encore Se plaire, se complaire, se satisfaire Comme un écheveau de laine que l'on tisse De nos détresses à nos ivresses Toute cette douleur que l'on sait et redoute
d'Insouciance, d'absence, d'espérance
On s'dévore, on s'évapore en douce
De confidences en méfiance
Alors qu'on a tant d'choses à s'dire encore
On s'mélange, on s'échange
Des mots doux, des mots flous
Des phrases murmurées dans un souffle fou
Alors qu'on a tant d'choses à s'dire encore
Fil à fil sur les jours qui passent , s'enlacent
S'éprendre, S'apprendre, se surprendre
Penser qu'on pourrait se perdre un matin
Alors qu'on a tant d'choses à se dire encore
De ces plaisirs, de ces douceurs qu'on croit
Inaccessibles, tant ces silences troublants,
Dans nos jardins vides du plein retenu
Alors qu'on a tant d'choses à se dire encore
L'attente vaine ou sereine de ce jour
Où je parlerais la même langue que toi
Où tuu parleras la même langue que moi
Alors qu'on a tant d'choses à se dire encore
02 septembre 2007
Ton corps
Quand je m’allonge contre ton corps
Dans l’iris de tes yeux virevoltent des étoiles d’or
Etincelles scintillantes d’une promesse essentielle
Enchantement de l’ âme qui s’élance hirondelle
Quand je m’allonge contre ton corps
Sur la mer de ta peau, je navigue dans ton port
Je m’enlise, je m’enferme, me nourris de ta vie
Je me perds, je divague, embrasse tes envies
Quand je m’allonge contre ton corps
Mille petites gouttes ruisselantes de nos pores
Ondulations vibrantes, frémissements de plaisir
Je ne suis qu’abandon, tu n’es plus que désir
Quand je m’allonge contre ton corps
Au milieu de tes eaux, je me cloître en ton for
Embrasés par nos sens délestés de tout lien
En une osmose parfaite nous ne sommes plus qu’un
25 juin 2007
Sens en perdition

Elle était là, si belle, si souple, empreinte de naturel
Tous mes sens s'embrasèrent comme dans le manuel
Hypnotisé d'amour, je ne voyais plus qu' elle
A ton tour, me dit-elle, sans l'ombre d'un tourment
Voyons si tes fantasmes sont dignes d'un amant
Je le laisse la place, chaude de mes onguents
Sens en perdition
j'étais là, comme un c..
Je m'assis calmement, me mis à réfléchir
Comment faire, me plier ? Homme je ne puis obéir
Doit-on toujours à la femme céder à ses désirs ?
Sens en perdition
j'étais là, comme un c..
20 juin 2007
SANS DESSUS DESSOUS

Envie folle, indicible, irréelle
S’imprègne dans mes fibres comme une
coulée de miel
Cœur et corps libre, fleur ouverte vers le ciel
Etre là
Sans dessus dessous
Dans mes cris de rage comme pris en cage
Ebauche d’un sourire, instant d'un soupir
Plier mon corps, l’offrir sans l'once d’un retenir
Etre là
Sans dessus dessous
12 juin 2007
AU DELA

Au delà de nos mots, plus loin que le silence
Laisse mes lèvres brûler l' impermanence
Laisse moi respirer, exister tes absences
Laisse mes mains toucher tes seins
Au delà de nos âmes, au delà des brûlures
Laisse moi naviguer au dedans de tes murs
Laisse moi l'espérance d'une ultime aventure
Laisse moi te toucher doux comme un murmure
Au delà de nos couleurs et de nos différences
Laisse mon âme embrasser tes nuances
Laisse la toucher tes sens, accepter tes silences
Laisse mes mains toucher tes seins
Au delà de nos fors offerts comme un trésor
Laisse moi être les mouvements de ton corps
Laisse toi un instant vivre petite mort
Laissemoi te parcourir encore et encore
Au delà des images, au delà des vouloirs
Laisse moi me noyer à travers ton regard
Laisse toi aller, effleurer mes hasards
Laisse mes mains toucher tes seins
Au delà de nos châines et de nos certitudes
Laisse moi bousculer tes habitudes
Laisse toi embraser de mes multitudes
Laisse moi colorer tes amplitudes
Au delà des désirs, au delà des soupirs
Laisse moi apprivoiser tes plaisirs
Laisse toi envahir de tous mes désirs
Laisse mes mains toucher tes seins.
Dernière version "moins pire" que l'autre
02 juin 2007
Mourir doucement

Comme une vague aller une dernière fois
Mourir doucement sur le sable d'une plage
Comme le silence, partir qu'on ne m'entende pas
Sceller ma vie au mirage d'un rocher
Pourquoi trainer l'envie d'une existence sans vie
Je préfère m'en aller sans lendemain, sans envie
Me désagréger, exploser, me catapulter
De cent mille morceaux devenir étoile
Recouvrir mon coeur et mon âme d'un voile
Partir là bas où n'existent plus les lumières
Trahir la vie comme un pays que l'on déserte
Claquer la porte sur les manques d'amour
Ephémère sensation d'une pluie d'étincelles
Comme un ressac qui se meurt sans retour
Mourir doucement sur le sable d'une plage
25 mai 2007
Ultime hommage
notre mère vient de nous quitter...elle aura emporté ce poème sur son coeur......
Maman, ne sois pas triste, tu as connu la vie
Au fil des jours, les bonheurs, les émois
Les mois suivants les mois, les plaisirs, les envies
Année après année, pleurs, chagrins et aussi joies
Maman, ne sois pas triste, tu as été la mie
Trois beaux enfants sont nés de ta chair, de ton sang
Du bonheur partagé avec ton cher mari
Resteront sur la terre comme un ultime présent
Maman, ne soit pas triste aujourd’hui comme demain
Toi même souvent tu parlais du destin
La fin inéluctable est pour tous les humains
Il est venu le temps de lui donner la main
Maman, ne sois pas triste, seule importe la tendresse
La mort comme la vie n’est pas une tristesse
Juste rythmes de l’existence dans toutes ses largesses
Laisses couler tes larmes mais non dans la détresse
Maman, ne sois pas triste, nous nous retrouverons
Toute la famille t’attend et nous attend aussi
Sur le chemin des étoiles comme toi nous irons
Dans les cieux éternels, nous serons réunis
Maman, ne soit pas triste de ce voyage dernier
De merveilleuses lumières viendront t’y emmener
Tu ne souffriras plus, ton cœur sera léger
La vie continuera par ton âme allégée
Maman, ne sois pas triste, nous serrerons tes mains
La mort n’est qu’un passage, ne penses pas à demain
Sois heureuse, ils t’attendent nos ancêtres communs
Leurs bras grands ouverts te guideront sur le chemin
10 mars 2007
Sois sage oh ma douleur
Sois sage oh ma douleur, tiens toi là, bien tranquille
Remémores en ton coeur toutes ces douces chaleurs
Qui réchauffaient ton corps quand tu étais petite fille
Elles sont tapies en toi comme champs éclairé de fleurs
Sois sage oh ma douleur, oublies moi pour un temps
La vie n'est pas scindée de rythmes intemporels
Voici venir le temps ici et maintenant de la fin d'un printemps
Mère qu'on croit immortelle prend le chemin du ciel
Sois sage oh ma douleur, laisse moi une seule chance
Me souvenir encore ces vivants temps passés
Espoir toujours présent, l'espoir d'une survivance
Incruste dans ses veines des forces insoupconnées
Sois sage oh ma douleur, retiens donc ta poignance
Ne lances pas dans mon corps tes lances acérées
Influe moi de la force devant mon impuissance
Je veux grandir encore, ses mains pouvoir serrer
Sois sage oh ma douleur la mort n'est qu'un passage
Rappelles toi tant de joies, de sourires, de bonheurs
Dans mon être tout entier la beauté de son visage
M'apparait à chaque instant dans un nid de douceur
