L'ombre des mots, le chic des photos

Mots légers, mots profonds qui s’enlacent, se conjuguent, se disent, s’écoutent, se parlent, se taisent, se perdent Photos de l'extérieur, photos de l'intérieur...

03 juillet 2007

SANS SENS DÉCENT

bedchairchangingElle était là, si belle, si souple, si pleine de naturel
Les pieds en l’air, la tête en bas, et coule son rimmel

Tous mes sens s'embrasèrent comme dans le manuel

Tout çà c’est à force d’allumer le feu
Elle me cherchait. Pour elle, tout ça n’était qu’un jeu
Et pourtant ses fantasmes illuminaient  ses yeux

Hypnotisé d'amour, je ne voyais plus qu' elle
Par dessus, par dessous, j’retirais ses jarretelles
M’emmêlant tant et plus, recouvert de rimmel

Avec des lunettes tu verrais tellement mieux
Me dit-elle tout de go m’regardant droit dans les yeux
D’un seul coup, j’me sentis aussi vieil que mon vieux

A ton tour, me dit-elle, sans l'ombre d'un tourment
On va voir si tu es aussi souple que le serpent
Cet animal, tout mou, ondulant et rampant

On commence à l’envers et après on s’retourne
On regarde, on attend calmement qu’il nous enfourne (oui, bon !)
En cherchant vainement un mot se terminant par ourne

Voyons si tes fantasmes sont dignes d'un amant
Voyons si tes artères s’accordent à mes élans
Voyons si ton amour pour moi est aussi grand

Un amant c’est vite dit que fais tu des nounounes
Surtout quand elles se lâchent et lancent des  « atchoum »
En suçant amoureusement de délicieux  loukoums

Je le laisse la place, chaude de mes onguents
Et l’argile qui fondait sur moi dégoulinant

Sans dec’, d’ homme j’devenais un nono impuissant

Sens en perdition
j'étais là, comme un c..
Ben oui à force de tourner en rond

Je m'assis calmement, me mis à réfléchir
Du coup mes deux neurones se sont mis à bouillir
Comment faire, me plier ? Homme je ne puis obéir
C’est pas grave t’as qu’à te contenter de me faire jouir
Doit-on toujours à la femme céder à ses désirs ?
Évidemment à quoi veux tu d’autre servir ?

Sens en perdition
j'étais là, comme un c..

Occupe toi les mains t’auras l’air plus malin
Oublie tout, lâche toi, ne pense pas à demain
Tu verras, les  nounounes sont mieux que les humains




Posté par Brie à 10:22 - Délire de mots - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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