L'ombre des mots, le chic des photos

Mots légers, mots profonds qui s’enlacent, se conjuguent, se disent, s’écoutent, se parlent, se taisent, se perdent Photos de l'extérieur, photos de l'intérieur...

11 juillet 2007

Paroles Plurielles, consigne 50

« Raconter une petite histoire, avec les petits bouts de phrase suivants qui se retrouveront dans l'ordre dans votre texte:
- Elle est debout (incipit)
- Que se passe-t-il?
- C'est un parti pris
- Des affreuses chaussettes de couleur verte
- Et ce jour-là, le soleil s'est levé comme d'habitude(dernière phrase) »

plage4

Une journée à la mer

Elle est debout, au milieu de son petit appartement.

Ce matin, une envie subite, comme un besoin impérieux de changer d’air, de sentir l’iode, de se laisser caresser par le vent du large, d’entendre le cri des mouettes, de se chauffer à la chaleur vivante du soleil. Elle a toujours aimé la mer, marcher pieds nus sur le sable le long de ses plages infinies.

Que se passe t’il ? se demande t’elle. Pourquoi aujourd’hui ?

Mais il fait si beau, et aujourd’hui, elle a tant besoin d’autre horizons.
Comme une nécessité absolue sans quoi elle ne pourrait plus avancer.

C’est décidé, elle part !

Dommage elle ne peut pas joindre sa meilleure amie pour lui proposer d’être de cette escapade d’un jour. Elle n’a pas de portable. C’est un parti pris. 

Elle prépare son sac à dos, maillot de bains, serviette, chapeau. Elle sourit intérieurement de cette tendance qu’elle a toujours à prévoir le pire, ce qui ne l’empêche pas d’y insérer aussi un pull et des affreuses chaussettes de couleur verte qu’elle adore, au cas où le temps changerait subitement.

Les yeux pétillant de joie, le cœur léger à l’idée de cette belle journée qui s’annonce,   elle chante sa vie et en montant dans son auto, elle pense« et ce jour-là, le soleil s'est levé comme d'habitude ».


Posté par Brie à 11:06 - Exercices d'écriture - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

C'est tout à fait le genre de chose que je fais. merci de m'enmener déjà un peu en vacances. En espèrant que le soleil décide de reprendre ses habitudes : montrer le bout de son nez.

Posté par Claire, 11 juillet 2007 à 11:36

Je me retrouve dans ton personnage....cette envie de mer, de changement d'air.
Jolie peinture.

Posté par kloelle, 11 juillet 2007 à 11:51

bonjour Brie

je suis trés contente de découvrir ton blog...
merci pour ton comm. je crois que tout n'est pas encore perdu.. je vois chez nous, depuis 5-6 ans (en fait depuis la tempête si dévastatrice dans le 61) les villageois se sont regardés et depuis tous se sourient (plus ou moins... c'est normal !) ainsi tous les ans nous faisons un p'tit repas de village, ou tout un chacun partage avec son voisin,,,, et les enfants adorent cela !

pour en revenir à ton travail P.P. j'aime beaucoup la simplicité du texte, et la légéreté de l'histoire qui nous transporte tout de suite dans son sillage, du fait qu'elle se rapporte à tout le monde..; qui ne réverait pas actuellement d'avoir les pieds dans le sable chaud !
et surtout j'aime beaucoup la fin, qui n'en est pas une ! le lecteur peut imaginer tout ce qu'il veut, une tragédie sur la route, une belle journée enseillées, une rencontre,,,, tout quoi

un trés bon texte,,, et une belle interprétation de la consigne.

Posté par rsylvie, 11 juillet 2007 à 12:51

C'est gai, c'est enlevé, c'est l'été, ca donne envie de prende la voiture et d'y aller de suite... mais ou sont mes chaussettes au cas ou ? :)

Posté par Myriel, 11 juillet 2007 à 13:11

Le pire est-ce le beau temps ou la pluie ?
Quand il pleut, que deviennent les mouettes ?
Les couchers de soleil se ressemblent-ils tous ?
Tous ces mystères pour une simple journée à la mer !

Posté par Papistache, 11 juillet 2007 à 13:33

Ce texte est de circonstance avec le soleil qui vient de pointer son nez et ces odeurs de vacances...
Moi aussi j'adore la mer... mais je la préfére les jours de vent ...

Val

Posté par val, 11 juillet 2007 à 16:24

Léger comme les ailes d'un papillon s'envolant dans l'air clair et ensoleillé du matin. Un peu de ce soleil dans la grisaille fait du bien. Merci.

Posté par Poème de vie, 11 juillet 2007 à 19:05

Ton texte est aussi joyeux que son élan, il chante

Posté par Willow, 11 juillet 2007 à 20:24

Une interruption dans la vie courante, où chacun peut se retrouver. Saisie sur-le-vif, la consigne nous parle de vacances. C'est bien rendu.

Amitié,

Lorraine

Posté par Lorraine, 11 juillet 2007 à 21:05

Très beau texte. Et au diable les obligations, ne pas résister à l'envie de se faire plaisir, répondre présente à cet appel de grand air, de soleil et de mer. Très bien rendu.

Posté par tanette, 12 juillet 2007 à 13:39

Elle est debout, mais elle titube. Que se passe t'il? pourtant, elle ne boit jamais d'alcool, c'est un parti pris, aprés trop de malaises. Elle regarde ses pieds, qui ne veulent plus tenir sur la terre, est-ce la faute de ces affreuses chaussettes de couleur verte? il faut bien trouver un responsable de tout ce titubage,c'est sans doute cette nuit qui n'en finissait pas, cette nuit à douter du réveil, cette nuit cauchemardesque embuée d'obscurité! Mais enfin, elle est debout, quoique titubante, debout face à ce jour là qui s'est levé comme d'habitude.....

Posté par barbesse, 12 juillet 2007 à 21:58

Elle est debout les yeux fixés aux cieux, étrangère à tout remoud, le corps figé au sol tel un pieu. Mais que se passe t'il pour qu'elle se défasse ainsi du futile ? Elle nous avait pourtant averti "c'est un parti pris, je me rapprocherai de la nature pour me trouver une véritable armure" Sans doute était-ce cete idée qui lui fit enfiler des affreuses chaussettes vertes, qui, loin de la distinguer au milieu du pré, lui donnaient l'aspect encore plus inerte. Mais il fallait se réveiller, se dépêcher pour aller travailler, au milieu de gens inutilement stressants et o combien incompétents...que de fulités à supporter mais il faut manger, se soigner, se loger et c'est tellement important pour rester indépendant ! Alors, un peu par manque de courage, elle se dit qu'il serait plus sage, de reporter son projet quand elle avancerait un peu plus dans l'âge, et elle monta dans sa voiture, se disant que pour elle la vie n'était pas si rude...et ce jour là le soleil s'est levé comme d'habitude...........



vivement la pluie !!!!!!!

Posté par willow, 13 juillet 2007 à 13:05

Envie d'écrire........

Et bien je vois que certaines se prennent au jeu !! alors pourquoi ne pas écrire vos petites histoires sur "vos" blogs.. il n'y a pas d'obligation d'être forcément "inscrite " à un atelier d'écriture, n'est-ce pas ?..et puis les textes passent tellement mieux avec des "retours à la ligne" ... oui oui....

je vois willow venir avec son "vivement la pluie" car qui dit "pluie" dit, dit, dit..j'vous laisse deviner ! mais NON, ICI il n'est pas question de nounounerie !

Posté par Brie, 13 juillet 2007 à 17:52

My way

Dommage, j'ai pas le temps,que se passe-t-il ? Je suis overbookée en ce moment et en plus je déteste les chaussettes qu'elles soient vertes ou affreuses. Plutôt que debout, je suis assise, devant mon ordinateur, à bosser...Alors la mer...je peux rêver, elle est pas loin pourtant, même pas 20 km à vol d'oiseau.
Ce n'est pas un parti pris, c'est juste qu'il faut bosser pour avoir des sous...
Parce que tous les jours - et ce jour-là aussi - le soleil se lève, comme d'habitude. Et il fait pas semblant !

Posté par G. de B., 16 juillet 2007 à 23:09

Léger et frais, le contraire de ce que j'écris. c'est pour ça que j'apprécie cette bouffée d'air maritime.

Posté par Farfalino, 17 juillet 2007 à 13:23

moi aussi

Elle est debout.
Ben oui, et lorsqu’elle est debout, elle y met tout son cœur, et même (n’ayons pas peur des mots) TOUT SON MENTAL !!!!! Elle est vraiment debout !! On n’est pas là pour rigoler !
Ses pieds fermement posés sur le sol, elle les écarte à la hauteur des hanches.
Elle place ses paumes l’une contre l’autre dans la position de prière, les pouces touchant son sternum au milieu de sa poitrine
Que se passe-t-il ? Meeeeeeeeeeeuhhhh rien de grave : c’est puraka (elle inspire). Puis antar-kumbhaka (elle retient son inspiration). Puis recaka (elle expire).
C’est un parti pris, allez vous dire. Pas du tout : le diaphragme ressemble comme qui dirait à un couvercle sous lequel on emmagasine les émotions. Bilan : au lieu de danser, de chanter, d’exprimer sa colère, sa peur, sa joie, on se racrapote dans sa coquille ! !!!
Je danse ds mes images
La respiration, loin d’être un parti pris, aide à restaurer la souplesse du diaphragme et supprime les obstacles à la circulation de l’énergie !! La force vitale qui circule enfin lui permet de s’écrier :
ouiiiiiiiiiiiiiiiiii!
et même, dans les cas les plus graves :
Doïïïïng Doïng Doïïïïng Doïïng !!!!
Ira-t-elle jusqu’à enfiler des affreuses chaussettes de couleur verte ?
Le suspens est torride, isn’t it ?
Or, nous le savons de source sûre, rien ne s‘arrête. Chaque moment est unique, avec ou sans chaussettes vertes. Notre mental est en fluctuation continuelle (je ne rentre pas dans le détail de la fluctuation continuelle du mental des nounounes, qui est une situation bien spécifique)
Donc, qu’avons-nous en ce merveilleux jour de juillet : une nounoune debout, les mains jointes, les pieds écartés, délicieusement recouverts de chaussettes vertes, les émotions relâchées, ce qui permet à la nounoune de se laisser aller à danser, suscitant aussitôt chez son fils unique, la chair de sa chair, le même pour qui elle a souffert neuf longs mois et quelques heures (à vrai dire yavait que le début des neuf longs mois qui était bien)(cool) (le pied) oui qu’est-ce que je disais ? donc, attiré par les Doïïïïng Doïng Doïïïïng Doïïing !! Le cher petit (petit étant utilisé ici de manière affectueuse puisque n‘ayant plus aucun rapport avec la réalité)( quoique même la réalité soit relative puisque tout l’est) purée, toulèèèè alors là je suis définitivement perdue ! où est le début de la phrase ? enfin bref le cher ange comme saisi d’une mini-attaque, reste accroché à la poignée de porte les yeux écarquillés et la bouche itou.
Sans pouvoir bouger.
De stupeur.
Que dis-je, de stupeur : d’émerveillement.
D’ébahissement.
L’espace d’une seconde, il m’a semblé lire dans ses yeux..
Elle. Est. Complètement. Givrée.
Quand le lâcher de compliments commença :
" tu danses bizarrement Môman!! t’as un style vraiment personnel !!! On dirait un mélange de valse et de hip hop ! T’es tellement marrante que si jte filme et que jle balance sur internet, en une seconde ya 30 000 téléchargements !!!! "
Et ce jour là, le soleil s’est levé comme d’habitude.

Posté par nounoune, 19 juillet 2007 à 13:59

Inscription ?

Franchement, c'est bien celle-là
l'HISTOIRE LA PLUS DROLE QUE J'AI LUE !!!!!!
quand est-ce que tu t'inscris à PP ????????

Posté par Brie, 20 juillet 2007 à 11:35

Moi-ci, moi-ci

J'ai fait lire les consignes à mon joint et il a essayé lui aussi ... c'est aux couleurs de l'accent québécois donc pas facile à lire :-)))
Bises

Posté par Jia, 20 juillet 2007 à 16:45

J'ai bien aimé cet exercice d'écriture....Je m'y suis essayé aussi....J'adore le style de nounoune et jia (avez-vous lu celui de jia ?.....à en tomber le c..non,le derrière par terre).....d'ailleurs, brie et jia, je vous ai mis dans mes liens...je ne suis pas encore allée sur le blog de nounoun...Tout ça pétille, commme des bulles de champagne...Je crois que je reviendrai m'essayer à ces ateliers..Faut-il s'inscrire quelque part ?

Posté par juliette03, 22 juillet 2007 à 10:21

Pour Juliette

Hé bien, Juliette03, va donc voir ici :

http://coumarine2.canalblog.com
quant à moi j'vais faire un p'tit tour sur ton blog....de ce clic !

Posté par Brie, 22 juillet 2007 à 10:39

excusez-moi, je n'avais pas respecté toute la consigne...je n'avais pas commencé par un incipit...je viens de corriger...Voilà ce que c'est que de ne prendre que des bribes d'articles.....je vais aller voir chez ooumarine.....

Posté par juliette03, 22 juillet 2007 à 13:35

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