L'ombre des mots, le chic des photos

Mots légers, mots profonds qui s’enlacent, se conjuguent, se disent, s’écoutent, se parlent, se taisent, se perdent Photos de l'extérieur, photos de l'intérieur...

28 mars 2007

Citation du Jour


"J'y vis à nouveau combien l'être humain tient à son sol natal. lasi01nbMalgré toute la crainte du danger que ressentaient ces femmes, elles se cramponnaient de toutes leurs forces à cette terre qui pouvait à tout instant devenir leur tombeau"

Jünger (Orages d'acier)

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24 mars 2007

ES TU SOURD ?

Es-tu sourd ? N’entends-tu pas les plaintes de la Terre ? N’entends-tu pas les cris muets de tous cesenfant1 enfants qui ont le ventre vide, alors que ton assiette est pleine de leurs sueurs. Ne sais-tu pas que les fruits exotiques dont tu raffoles ont été cueillis par des êtres qui gagnent  une misère et n’ont pas de quoi nourrir leur famille ?

bananierTu t’installes dans le beau salon de jardin que tu viens d’acheter à crédit, une chaîne de plus pour renforcer la pauvreté de ton esprit. Je me demande si tes neurones fonctionnent  !  Ne vois-tu pas ce que tu fais où ce que tu ne fais pas, ce qui est peut être encore plus inacceptable.

Regardes autour de toi, tout est lié. La nature est un bienfait magique pour ta santé et tu la laisses détruire.  Ce sont les arbres qui absorbent le dioxyde carbone et te donnent de l’oxygène ! et tu en fais quoi de ce trésor ?  En 10 ans, le total des surfaces feuforetde forêts à diminué de plus de 135 millions d’hectares !

A ce rythme, la moitié de nos forets aura disparu avant 100 ans ! Sans parler de ce qui est détruit en même temps. La faune  qui rétrécit à vue d’œil : moins 50 % en 50 ans ; des végétaux qui disparaissent dans la même proportion. Pourtant la moitié de tes « médicaments » viennent des plantes, 3 personnes sur 4 dans le monde se soignent avec elles. Un simple exemple : 2 millions de personnes meurent du paludisme chaque année, pourtant depuis 1972 on cultive l’armoise en Chine. Cette plante guérit cette maladie.

Mais, j’oubliais, dans ton minuscule univers égocentrique, la mode est aux chiffres.

Alors en voici quelques uns qui j’espère te feront méditer : en 30 ans, tu as perdu 30 % de tout ce qui vit sur Terre. Une espèce de mammifères sur 4 est menacée de disparition, pour les oiseaux c’est une sur 8, pour les poissons une sur 3. Chaque année, une espèce est anéantie !

magie

Le steak qui est dans ton assiette, sais-tu ce qu’il a coûté à la Terre, celle sur laquelle tu vis hambsans regarder, sans écouter, sans comprendre ? ce steak, il a coûté 370 l d’eau, 500 g de grains, 25 cl d’essence, des gaz à effet de serre équivalents à un trajet de 3 km en voiture et la perte de plus de 500 g fertile dont chaque m2 a mis plus de 500 ans a être fabriqué par les microbes et autres vers de la Terre.

Penses-tu à tes enfants ? Crois-tu qu’ils seront fiers de cet héritage que tu leur laisses ?

Toi, si égoïste, si inconscient, veux-tu que je continues ? veux-tu que je autot’explique que lorsque tu prends ta voiture pour te rendre à ton boulot où à ton supermarché, tu n’es pas toi-même, tu es juste la machine que la société à fabriquée. Incapable de penser, de réagir, aveugle, sourd, muet. Un robot !

Tu contribues grandement au réchauffement de la planète dont les conséquences seront irrémédiables.

pingouinDans les Alpes, les glaciers ont perdu 50% de leurs surfaces depuis 1850. Au Groenland, 40% de la banquise a fondu depuis 1960. Le Kilimandjaro disparaît sous tes yeux : 80% en moins en 100 ans. 50% des zones humides de la planète ont disparu.

montagne

Pesticides, métaux lourds et mercure polluent jusqu'au plancton du Grand Nord, intoxiquant ainsi toute la chaîne alimentaire.

Tu te tues toi-même et tu entraînes tes enfants. Si tu ne réagis pas maintenant, il sera trop tard.
Ai
nsi va la force des lobbies, ceux qui t’enchaînent dans leur cercle infernal. Tu n’as pas compris ? Tu manges n’importe quoi, tu vis n’importe comment. Ouvres les yeux !  Cesss de te maltraiter et de maltraiter la Terre. Réfléchis à ta vie. Aimes la au lieu de la subir.. Ta vie ne vaut-elle donc rien que tu te laisses ainsi manipuler ?

oeil

---

G004Cesses de te goinfrer de ces choses qu’on ose appeler nourriture mais qui ne sont que poisons, engraissements des grandes firmes et destruction. Marches au lieu de rouler. Respires au lieu de t’enfermer.
Regardes le monde au lieu d’admirer ton nombril.
Regardes le sourire d’un enfant, n’en vaut il pas la peine
?

neige_nuit

Tu détruis ton corps, ton âme et la planète. Ne te laisses plus berner par toutes ces sornettes MAISrabâchées à longtemps de temps. N’as-tu donc pas de mémoire ? Rappelles-toi aussi l’amiante, le plomb, la vache folle, le vaccin de l’hépatite, la grippe aviaire, le sang contaminé, les ogm , … la liste est longue !  TROP longue !

Du plus petit organisme vivant au plus gros, tout est lié et TU en fais partie.

Ce que tu fais chaque jour, où que tu sois, chaque geste que tu accomplis, chaque choix que tu fais -ou plutôt ne fait pas -  a des conséquences à l'autre bout de la terre. Si chacun prend conscience, de façon urgente, de son impact, ça peut encore changer, es-tu prêt ? Il y a deux millions d'espèces, et qui es-tu toi que l'on appelle "homme" ? Tu n'es ni supérieur, ni extérieur à la nature, tu en fais partie, c'est tout. Mais réveille-toi donc ! Moi, je suis TA planète, et je suis vraiment malade à cause de toi ! Soigne-moi vite, sinon, nous mourrons tous les deux. Toi le premier.

planete_humain_terre


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21 mars 2007

Les arbres me parlent

L'ARBRE D'OR

arbreorJ'émergeais. Plutôt j'énneirgeais. Il faisait tellement froid que mon corps étaient tout engourdi. Je ne sentais plus mes jambes et encore moins les l'extrémité de mes pieds.. Je commençais par frotter mes orteils un par un. Avec bien du mal car je ne sentais pas non plus mes doigts. Ils étaient violets (mes orteils) et franchement, cela me fait peur !
Comment allais-je pouvoir marcher ? Mes doigts, eux, étaient rouges, d'un beau rouge vermeil qui sur le coup, ne m'émerveilla pas du tout. Je fis un énorme effort de gynmastique (heureusement j'avais fait du yoga dans ma jeunesse) pour amener mes pieds devant ma bouche afin de souffler un air chaud dessus. Mais mon haleine était aussi froide que
tout le reste. Franchement, j'étais mal parti. Mais bon, à force de patience, de soufflage et de frottage, le sang revient petit à petit dans mes membres engourdis. Je faisais tout ça, les yeux fermés. Et ce n'est pas comme lorsqu'on dit qu'on peut faire une chose les yeux fermés tellement elle nous est connue. Non, j'avais aussi les yeux gelés. Je m'attaquais donc à cette partie de mon anatomie et je réussis après beaucoup d'effort à faire tomber les petits glaçons qui faisaient comme des stalactytes au bout de mes cils. J' entrouvris un oeil et une vision féérique s'offrit à ma demi-vue : un arbre, comme sorti d'un livre de contes de fée, tout illuminé. Je me dis que je devais être train de rêver. J'étais redevenu enfant. Ce devait être Noël et les cadeaux m'attendaient au pied de ce beau sapin tout en couleurs d'or.
Je secouais la tête,comme pour remettre en place mes neurones qui avaient dû faire la nouba la veille et n'avaient pas réintégré encore leur place initiale. Mais non, j'étais bien assis au milieu d'un grand paysage enneigé. Mon corps gelé, sans parler de mon esprit, le froid que je ressentais ne pouvaient pas me tromper. J'étais vivant au milieu de nulle part. Gelé. Habillé de mon costume de tous les jours. Sans gant, sans bonnet, sans rien.
Mais qu'est-ce que je faisais là ? Au beau milieu de la nuit ?
Je restais là, immobile, le regard fixé sur cette vision féerique. leversoleilFranchement, je n'y comprenais rien !
Petit à petit, mon corps commença à se réchauffer, je sentais mon sang refluer dans mes orteils, dans mes doigts, dans mon cerveau. Le jour commençait à pointer. Je vis au loin le soleil se lever. C'était magnifique. Jamais je n'avais pu admirer une si belle vue. J'étais abasourdi par tant de beauté.
Mais je finis par me dire qu'il fallait bien que je bouge. Je me levais péniblement et commençais à avancer. Mes jambes s'enfonçaient jusqu'au genou dans la neige. Comme c'était épuisant ! Mais je pris mon courage à deux mains gelées et partis droit devant moi.

L'ARBRE NEIGE
arbreneigeJe marchais tout le jour, les sapins devenaient de plus en plus rares. Je ne sais pourquoi, aucune peur ne m'étreignait.
J'étais seul, perdu mais je ressentais comme une grande quiétude. Sans doute, tout ce blanc, ce silence. J'avançais donc, l'esprit vide, et en réalité, sans savoir où j'allais. Puis, je levais les yeux qui maintenant s'étaient bien habitué à cette immensité blanche, et ne vit au loin qu'un seul arbre, aussi blanc que la neige. Encore une vision féérique ! C'était presque trop beau pour être réel. Je me pinçais pour être sûr que ce n'était pas un effet de mon imagination. Qu'est-ce que vous voulez, moi je n'avais jamais vu d'arbre blanc de ma vie !
Je savais que perdu dans le désert, l'imagination nous faisait voir des oasis alors perdu dans la neige, pourquoi ne pas avoir des visions d'arbre blanc ?
Mais non, il était bien réel. Je m'en approchais. Le touchait, admirait son bois si blanc. Son tronc était si mince qu'une envie bizarre de l'enlacer me surgit. Je me trouvais ridicule. Franchement, si mes amis me voyaient, ils me prendraient pour un fou. Moi, grand PDG, enlacer un arbre ! Je jetais un oeil autour de moi. Personne. Bien sûr ! Et, comme une envie irrésistible, je mis mes bras autour de l'arbre. Miraculeusement, une grande chaleur m'envahit. Comme s'il voulait m'insuffler toute sa force. Je me sentis empreint d'une énergie soudaine, je n'avais plus froid, je n'avais plus faim. J'étais bien. Je ressentis comme une sérénité, un grand calme, comme si tout cela était normal, comme si je faisais partie intégrante de ce paysage, de cette nature.
Je pris conscience, tout d'un coup, d'être un atome de l'univers. J'étais devenu vie. J'étais devenu arbre.
Je repartis tout rasséréné. La neige par ici commençait à se durcir et j'avais de moins en moins de mal à marcher. Je marchais encore toute une journée. Bizarrement, je n'avais absolument pas faim. De temps en temps, je mettais de la neige à ma bouche et cela me suffisait. Puis, par ci, par là, la neige fondait et je pouvais enfin marcher sur de la terre ferme.
Je ne saurais vous expliquer mais je me sentais si bien que j'aurais voulu marcher ainsi le reste de ma vie.... Je ne pensais à rien, alors que franchement, en temps normal, il m'était im-po-ssi-ble de ne penser à rien. Mais c'était ainsi. Je ne savais pas où j'étais, je ne savais plus qui j'étais, je n'avais pas mangé depuis longtemps. Mais j'étais bien !

LE BAOBAB
Cela faisait bien 3 jours maintenant que je marchais, sans vraiment savoir où j'allais. baobabA l'horizon, pas une maison, pas une âme. J'apercevais bien de temps en temps, un renne où un renard. Mais ils ne s'approchaient pas.
La neige se faisait de plus en plus rare à mesure que j'avançais. La température se réchauffa d'un coup. Je marchais toujours, perdu dans mes pensées vides. Comment puis-je vous dire autrement ?. Etait-ce cela la méditation ? Puis j'aperçus un magnifique baobab ! Plutôt 2 baobabs comme enlacés dans une dance amoureuse.

Comme un Dieu et une Déesse, élançant leurs bras dans le ciel, dans une mouvance aérienne, et j'eus encore cette
impression que tous les éléments étaient comme un seul, comme un tout de la vie.

Je me demandais vraiment dans quel pays j'avais atterri. Voir des sapins cotoyer des baobas, je peux le dire, cela me laissait baba !

kangourouLes baobabs, je n'en avais vu que dans le magazine GEO, celui qui me faisait voyager sans bouger de mon confortable fauteuil. (Pas globe-trotter pour un sou, le PDG).. Il me semblait me rappeler qu'il y en avait en Australie mais aussi en Afrique.. Et la neige, tombe t'elle en Afrique ? jamais entendu parlé ! ( J'apprendrais plus tard qu'il a un peu neigé en Afrique du Sud en Aout 2006 mais que ce fait était extrêmement rare) alors j'imaginais donc que j'étais en Australie. Peut être bientôt apercevrais-je des kangourous ?

Cette idée me remplit de joie. Ma femme était une amoureuse des kangourous (toujours pareil, sur le papier). Elle avait même acheté une peluche. Elle allait en pâlir de jalousie !

L'ARBRE TENTACULES
Je repartis donc, en espérant sincèrement avoir cette joie ! puisque j'étais là, arbretentaculesautant profiter de tout ce que je n'aurais jamais osé espérer vivre ! Maintenant, je me retrouvais dans une immense forêt. Comme celle de Rambouillet où nous allions quelquefois nous aérer en famille. Nous aérer est un bien grand mot lorsqu'on rencontre vraiment la nature. Là, où tout n'est que vie et amour. Là, où l'on ne fait  plus qu'un avec les herbes, les arbres, les animaux, le vent, la neige, le soleil, la lune.
Je continuais à avancer, toujours mû par je ne savais quoi, mais cela ne m'inquiétait pas. j'avais vu tellement de magnifiques choses jusque présent que tout mon être était devenu une entité de confiance. Je pus admirer des oiseaux aux cris doux ou perçants, aux plumages de couleurs inimaginables, des arbres inconnus, tel ce magnifique arbre dont le tronc recouvert de tentacules, semblait vivre comme dans un cocon de bien être.

arbrecoupleOu ces magnifiques arbres qui s'enchevêtrent pour ne former qu'un, comme pour lier leur force afin de s'élever plus haut dans le ciel.

Ou encore ces étangs que je traversais précautieusement.... )jungle2 Franchement, je ne savais toujours pas comment j'avais atterri ici mais je ne regrettais rien !

Je commençais sérieusement à me demander si j'avais envie de retourner dans mon monde. Celui que l'on dit, des gens civilisés. Jusqu'à aujourd'hui, j'avais marché la tête vide. Maintenant, ma tête bouillonnait de questions, d'incertitude. Tout cela est si beau, si empreint de quiétude. Il me semblât que là était vraiment la Vie. Comment pourrais-je désormais me replonger dans ce stress de la ville, du monde, de cette usine dont j'étais le patron.
Là, je vous l'avoue. Je me posais là plus grande question existensielle de toute ma vie !
J'étais perdu dans mes pensées..... et Oups, une flèche se planta devant mes pieds. Je levais la tête et aperçus au loin un homme presque nu. Il était là, debout, le corps orné de tatouages de toutes les couleurs. Il me regardait avec un grand sourire. Il s'avança. Je ne bougeais pas. J'étais pétrifié de peur. Il se campa devant moi, ramassa sa flèche plantée dans le sol et toujours souriant, me dit qu'il faisait partie de la tribu des "Qui-vivent-dans-un-trou-de-souris".

Il m'invita à le suivre...........




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18 mars 2007

Paroles Plurielles, consigne 42

Incipit : "Il faut que je vous dise…….j’ai menti"

photo_consigne_42La carte bleue

Il faut que je vous dise.....j'ai menti.

Moi en haillons, elle en tailleur dernier cri. Je n’ai pas pu supporter de recevoir,  une fois de plus, son regard méprisant, ses paroles blessantes, ses airs snobs me rappelant sans cesse mon état de souillon. Et cette rengaine journalière  « tu devrais  t’estimer heureuse d’avoir une famille,  d’avoir un toit sur la tête et une soupe à manger à chaque repas. »

On m’a trouvée sur le trottoir. Ils n’ont pas pu avoir d’enfant et m’ont adoptée. Tu parles ! J’m’en serais passée d’une famille pareille !  Jamais un mot tendre, jamais un baiser. J’aurais préféré l’orphelinat. Au moins, j’aurais eu des copines.

J’ai dérobé sa carte bleue. Le code, il y a longtemps que je l’ai mémorisé. Chaque jour, ma soi-disant mère, sa distraction est de s’acheter des vêtements ou des bijoux -   pour pavoiser, pour se dandiner devant ses amis de la « haute » et moi, elle m’emmène – juste pour porter les sacs, comme une domestique. Je vois bien que les gens me regardent d’un drôle d’air, avec mes vêtements sales et troués – quelle humiliation !

Pendant qu’elle discutait avec la vendeuse, en regardant vers la vitrine,  ma main est partie toute seule vers l’appareil et a attrapé la carte qu’elle a mis subrepticement dans ma poche…….

Arrivée au château, au moment où elle s’est aperçue qu’elle n’avait plus  la carte magique dans son sac, j’ai menti, j’ai marmonné qu’elle avait dû l’oublier chez Dior puisque c’était la dernière boutique où nous étions allées.
Bien sûr, elle m’envoya illico , un coup de pied dans le derrière, rechercher la carte au magasin. Il faisait nuit.
Depuis toujours, j’ai peur de la nuit mais à cet instant même, cette peur me quitta.

Je partis d’un bon pas, le cœur léger. Au lieu de me diriger vers la ville, j’allais droit vers  le lac où j’aime tant me promener, où je viens si souvent  parler aux arbres, aux plantes, aux oiseaux,  aux poissons. Eux me comprennent.
Un endroit enchanteresque où tous les tons de verts se mélangent, où je me crois au paradis, où le calme envahit ma tête et mon corps.  Je m’y sens si bien que souvent la nuit, l’envie d’air plus fort que ma peur,  je quitte ma cave pour venir y dormir à la belle étoile.

Et là, je m’allongeais, les bras croisés sous la tête, j’admirais les étoiles dans le ciel  et je souris à la pensée de la nouvelle vie qui s’offrait à moi. A l’aube, je m’achèterais des vêtements décents, un billet de train et je partirais loin d’ici


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10 mars 2007

Sois sage oh ma douleur

Sois sage oh ma douleur, tiens toi là, bien tranquille
Remémores en ton coeur toutes ces douces chaleurs
Qui réchauffaient ton corps quand tu étais petite fille
Elles sont tapies en toi comme champs éclairé de fleurs

Sois sage oh ma douleur, oublies moi pour un temps
La vie n'est pas scindée de rythmes intemporels
Voici venir le temps ici et maintenant de la fin d'un printemps
Mère qu'on croit immortelle prend le chemin du ciel

Sois sage oh ma douleur, laisse moi une seule chance
Me souvenir encore ces vivants temps passés
Espoir toujours présent, l'espoir d'une survivance
Incruste dans ses veines des forces insoupconnées

Sois sage oh ma douleur, retiens donc ta poignance
Ne lances pas dans mon corps tes lances acérées
Influe moi de  la force devant mon impuissance
Je veux grandir encore, ses mains pouvoir serrer

Sois sage oh ma douleur la mort n'est qu'un passage
Rappelles toi tant de joies, de sourires, de bonheurs
Dans mon être tout entier la beauté de son visage
M'apparait à chaque instant dans un nid de douceur


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07 mars 2007

Dans ma ville

_glise

L'une des rares églises où est inscrit....

PorteEgl

.......Peut-on peut encore y croire ?

Unecloche

niche

oiseau .....

pour

cloche

Des vestiges de l'ancien temps.....

wagon

essieux

... des usines abandonnées.....

usine

grue

La maison "péniche"

maisonbateau

Pour la collec'..... l'Arbre-pierres

arbrebrique

..et pour finir....

canard2


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05 mars 2007

Paroles Plurielles, consigne 41

consigne_41

Incipit : "ça fait huit jours exactement que...."

Une maison, une âme

Ca fait huit jours exactement que je me suis retrouvée.
Il fallait que je trouve la cause de cette dépression qui depuis des mois  m’empêchait de sourire. Moi, qui étais si gaie, si pleine d’énergie auparavant, j’étais devenue triste, irascible, sans raison. Aucun soleil n’éclairait mes journées.
J’avais décidé de faire des déductions. De regarder ma vie de l’intérieur, tous les petits instants. D’analyser une par une les heures que je vivais. De reconnaître pas à pas les mauvaises ondes qui pouvaient m’influer cette tristesse.
Et puis un matin, une illumination : j’étais déprimée depuis que j’habitais cette maison. C’était un fait ! J’avais toujours été convaincue que les maisons avaient une âme.

J’inspectais les murs, les plafonds, les papiers muraux, les tapis, les bibelots, sans aucune réaction. J’admirais mes collections de livres, de peinture, en les touchant du doigt. J’avais toujours aimé les bibliothèques. Comme une présence, un réconfort. Puis,  tout d’un coup, mes yeux se fixèrent sur les volets. Comme un aimant. J’étais paralysée.
Après avoir repris mes esprits,  je me dis que, décidément cette peinture marron était vraiment horrible. J’approfondis ce nouveau ressenti et je dus  bien admettre que c’était la première chose qui m’insupportait dès le réveil.
Je décidais de m’y atteler aussitôt.. Huile de coude, crampes aux bras ne furent rien par rapport à la joie qui réchauffait, jour après jour,  mon corps et mon cœur. Ces volets seraient désormais peints d’un beau bleu roi.

Mes voisins, un vieux couple auxquels je ne pouvais donner d’âge n’avaient jamais voulu me parler des locataires précédents. A chaque fois que j’avais abordé le sujet, ils devenaient évasifs et avaient bizarrement une urgence,  un plat qui brûlait sur la cuisinière où bien un seau d’eau à aller chercher.  Ils devaient pourtant bien les connaître puisqu’ils vivaient ici depuis ..au moins 80 ans. Cela m’intriguait.  Quelque chose s’était passée dans cette maison, mais quoi ? Je décidais d’en avoir le cœur net.
Je pris l’habitude de me  promener dans le village régulièrement..  Une vieille dame était assise sur un banc, tous les jours à la même heure. Au début, je m’assis près d’elle et nous parlions de la pluie et du beau temps, des petits potins du village. Puis, au fil des jours, elle en vint à se confier de plus en plus, à parler d’elle, de sa vie, de sa famille et puis… de l’histoire de la maison qui s’appelait désormais «La Maison Aux Volets Bleus ».
Elle me narra que vivaient dans cette maison, la sœur même de ma voisine. Je compris alors pourquoi elle refusait de me répondre. Cette femme avait épousée un homme de peu d’esprit, qui était devenu alcoolique, coléreux, violent. Il avait forcé sa femme à repeindre les volets en marron, couleur qu’elle détestait… et puis un beau jour, ils se disputaient une fois de plus au sujet de ces volets. Il l’avait attrapée et  basculée par la fenêtre de leur chambre au premier étage. La malheureuse s’était accrochée tant qu’elle avait pu au battant du volet mais avait fini par tomber et était morte sur le coup.  Lui, avait été jugé irresponsable et avait fini sa vie dans un hôpital psychiatrique…


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02 mars 2007

Acrostiche abécédaire

_toiA la cime de la montagne, assis là, on pouvait l'apercevoir
B lotti contre le tronc d'un arbre, il attendait le soir
C ampagne, verdure, broussailles, s'élevaient dans le noir
D aims, chevreuils, écureuils, animaux qu'il entendait sans voir

E mmuré dans ses vides, translucides pensées, il cherchait l'intérieur
F atigué de la foule, de la ville, du chaos, il savourait le meilleur
G uéri du conformisme de sa vie, il ouvrait grand son coeur
H
omme il était redevenu transmuté dans l'ouverture d'une fleur

cr_ation_divine

I l regarda le ciel s'obscurir, clair et noir, vit une explosion d'étoiles
J ugea sa magnifique beauté, admirable paysage d' une toile
K
 rypton illuminé, multitude d'étincelles, chrisalide d'un voile
L
ongues flamèches, lueurs filantes telles des flêches astrales

M archant sur un lit d'herbe douillet empli de violets et de verts
N i attache, ni chaîne, sans aucune retenue entre le ciel et la terre
O ccultant ses peurs, écoutant les bruits pénétrants d' une nouvelle ère
P ar delà les arbres, il laissa lentement s'élever son âme dans les airs

Q u'il était bon d'être là, si perdu en lui-même, si seul et pourtant si vivant
R etrouver son âme d'enfant, son corps libre, être enfin dans son élément
S ueur de l'esprit, sueur de la vie, délivrance des sueurs d'un avant
T out entier dans son corps pour la première fois respirer le printemps

U ne nuit inéffable, merveilleuse vision libérant de son âme l'empathie
V ers d'autres horizons , d'autres voies, d'autres chemins désormais il sourit
W apiti, il se sentait, et comme lui, libéré, il sauta à pieds joints dans sa vie


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